La salle de bain est la pièce carrelée la plus exigeante techniquement — humidité permanente, projections d'eau, joints sollicités, étanchéité primordiale. Une pose bâclée se voit sous 12 mois : joints noirs, moisissures, carreaux qui se décollent derrière la douche. Notre méthode pour que ça tienne 20 ans.
Étanchéité SPEC — la règle d'or
Sous le carrelage d'une douche à l'italienne ou derrière une baignoire, nous appliquons systématiquement un SPEC (Système de Protection à l'Eau sous Carrelage) : membrane d'étanchéité liquide ou bande résinée qui empêche l'eau de migrer dans le support.
Sans SPEC, même un joint parfait laisse passer l'humidité sur le long terme. C'est invisible pendant des années — jusqu'au jour où le mur du voisin révèle l'infiltration.
Douche à l'italienne — zéro ressaut
La douche à l'italienne est le standard moderne. Elle demande trois préparations précises :
- Pente intégrée : 1 à 2 % vers le siphon, réalisée par ragréage ou receveur préformé.
- Siphon de sol à faible hauteur ou siphon linéaire selon l'esthétique.
- Étanchéité complète sur le sol ET sur les 2 mètres de mur au-dessus.
On peut carreler en sol continu avec le reste de la salle de bain (effet spacieux), ou faire un jeu de contraste avec un grès cérame de couleur différente dans la zone douche.
Mosaïque, niches, détails
Les murs de salle de bain tolèrent des finitions que le sol ne supporterait pas : mosaïque verre ou émaillée, niches à carreler intégrées, bandes décoratives horizontales. Nous coupons à la machine à eau pour des bords propres sur les petits formats.
Les silicones aux raccords (sol/mur, autour des rosaces, plinthes) sont posés après les joints, à la spatule, puis lissés — pas des boudins approximatifs au doigt.